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Nucléaire une ville russe soppose à un projet de centrale

first_imgNucléaire : une ville russe s’oppose à un projet de centraleAux côtés d’écologistes et d’hommes politiques, les habitants de la ville russe de Mourom, située à 290 kilomètres à l’est de Moscou, se sont unis pour s’opposer à la construction d’une centrale nucléaire dans une région connue pour l’instabilité de ses sols karstiques.Les habitants de la ville de Mourom refusent de voir une centrale nucléaire édifiée près de chez eux. En janvier dernier, le service national russe de surveillance technologique et nucléaire Rostekhnadzor a donné son feu vert pour la préparation d’un terrain se situant à une vingtaine de kilomètres de là, à Monakovo. Depuis, les habitants et politiques de la ville de Mourom unissent leurs voix contre ce projet qui les inquiètent tant. À lire aussiLe pied d’éléphant, cette effrayante masse radioactive cachée dans les entrailles de TchernobylC’est dans une zone calcaire d’une région connue pour l’instabilité de ses sols karstiques que le site doit être construit, une zone “où le sol s’écroule en formant des entonnoirs, voire des avens” rapporte l’AFP. En 1959, à 80 kilomètres du terrain où doit être édifiée la centrale, et dans une zone au sol identique, une telle catastrophe s’est produite, laissant derrière elle un profond abîme. Comme l’explique à l’agence Oleg Kouzitchkine, un géophysicien, les karsts, “se forment pendant des centaines de milliers d’années mais l’effondrement se produit subitement. Le plus dangereux c’est que ces effondrements ne sont pas prévisibles”.C’est face à cette menace que la ville de Mourom s’est soulevée contre le projet, en créant le mouvement “Non à la centrale de Monakovo”. Les habitants de la ville, écologistes, scientifiques, et représentants de tous les partis politiques, se sont unis pour mener une action en justice contre Rostekhnadzor. Ils réclament une copie des rapports réalisés par des experts sur le site et ses potentiels dangers. Un document auquel le service de surveillance technologique et nucléaire refuse de leur donner accès.Aucun risque selon certains De son côté, un porte-parole de Rosatom, groupe public russe de l’énergie atomique, assure à l’AFP que les expertises  “sur les karsts ont montré qu’il n’y avait aucun danger (d’éboulement) pour le site”. Le porte-parole estime que la licence accordée par Rostekhnadzor prouve que le site a été jugé “approprié du point de vue géologique et sismique”.Le 1 septembre 2011 à 16:01 • Maxime Lambertlast_img read more